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To be or not to be Flexan ?

Comment concilier art de vivre veggie et amour de la viande ?

· FOOD

En 2015, je m’étais rendue en Allemagne pour voir une amie. La bière, les vélos, la bonne humeur, le « Guten Tag » souriant…La classe, vraiment je confirme! C’était aussi de longues heures dans les coffee shop et autres endroits pour bruncher. Et je remarquais à l’époque que, partout où mes fesses se posaient avant de subir l’attaque du cheesecake à 1001 calories, il y avait ce mot « Veggie », « Vegan ». Quelques années plus tard, je vis à Paris et c’est le même refrain dans pas mal d’endroits. Malgré les efforts que je fais depuis quelques années, je ne suis pas encore arrivée au stade 100% végé. Disons que je m’accorde un peu de viande/poisson lorsque je suis invitée chez des gens, ou parfois au restaurant (exemple typique des sushis). Alors je me suis dit, pourquoi pas écrire mes propres réflexions sur comment concilier consommation de viande avec un mode de consommation plus responsable.

Tout d’abord, il est essentiel de distinguer le végétarisme et le végétalisme, les deux grands courants de la vie « sans viande ». D’un coté, les végétariens sont ceux qui ne mangent pas de viandes, poissons et crustacés. Mais certains que l’on appelle les pescariens sont ok pour les produits de la mer. D’un autre côté, les végétaliens eux, préfèrent éviter tous produits d’origine animale, c’est-à-dire les œufs, le lait, le fromage et le miel aussi. Enfin, la philosophie vegan va aller au delà du végétalisme, et s’étendre à d’autres sphères que la consommation alimentaire (exemple, pas d’achat de cuir, de laine). Les arguments sont multiples (comme l’explique le site de l’Association Végétarienne de France) et chacun défend sa propre cause, qu’il considère comme importante : éthique et bien-être animal, environnement, santé…

Beaucoup ne se sentent pas capable de vivre sans viande ou ne sont pas d’accord avec cette idée, ne correspondant pas à leur choix et mode de vie, pour de multiples raisons : santé (vitamine B12 qu’on trouve dans la viande rouge), préservation de la diversité des races animales, patrimoine gastronomique et savoir-faire et savoirs locaux, religion…

Pour couper la poire en deux, une autre branche s’est crée avec un terme issu de la sphère Bobo: les flexitariens (ou « Flexan » comme j’aime bien dire). L’important ici, c’est que l’on soit conscient des enjeux autour de la transition agricole et alimentaire, et que l’on opte pour changer sa manière de se nourrir. Il y aura donc une tendance à avoir un régime plutôt végétarien dans le quotidien, en s’accordant de temps en temps de la viande (par exemple une fois par semaine, par mois, au restaurant, lors de sorties, d’anniversaire…).

Cette réduction de consommation de viande/poisson illustre l’idée de miser sur la qualité des produits (label AB, Label Rouge, AOC…) plutôt que sur la quantité. Car évidemment, le coût du bon goût est plus cher. Dans son assiette quotidienne, il sera donc nécessaire de manger davantage de protéines d’origine végétale pour garder une alimentation équilibrée et diversifiée. Et il y a le choix dans le made in France ! Plus d’infos nutrition ici.

Le nouveau mantra que je véhicule n’est donc pas de choisir tel ou tel camp, de naviguer sur tel ou tel mouvement. Mais bien de ré-apprendre à connaitre ce qui existe et ce que l’on mange. A vous d’ouvrir les yeux sur les merveilles alimentaires qui existent autour de nous, de vous inspirer et de trouver votre propre équilibre.

Plus d’infos sur le sujet :

Sources : "Cuisine Ô Feeling" par Laura Perez

La vie est une expérience, BLISS YOU.

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